Le 8 juin 2026, 18 organisations impliquées dans la recherche scientifique utilisant des animaux au Canada ont signé l’Accord de transparence pour la science faisant appel à des animaux au Canada, s’engageant à communiquer de manière ouverte et proactive sur la façon dont et les raisons pour lesquelles les animaux sont utilisés en science, sur le système national de surveillance, ainsi que sur l’utilisation de technologies alternatives. Le groupe des signataires comprend des universités, des centres de recherche en santé, des instituts scientifiques, des entreprises et des associations.
Les signataires sont:
- Association canadienne de la médecine des animaux de laboratoire (ACMAL)
- Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV)
- Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM)
- Centre for Addiction and Mental Health (CAMH)
- Charles River (Montreal)
- Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM)
- Institut National de la recherche scientifique (INRS)
- McMaster University
- Queen's University
- Tecniplast Canada
- Trent University
- Université de Montréal
- Université Laval
- University of Calgary
- University of Lethbridge
- University of Toronto
- University of Waterloo
- Western University
En signant, les organisations prennent les quatre engagements suivants et soutiendront leur mise en œuvre dans la mesure du possible, étant donné leurs ressources et leurs contraintes potentielles:
- Nous indiquerons clairement quand, comment et pourquoi nous utilisons des animaux en science.
- Nous améliorerons notre communication avec le public et les médias concernant notre utilisation d'animaux en science.
- Nous serons proactifs en offrant au public des occasions d’en apprendre davantage sur l’utilisation des animaux en science, sur le système national de surveillance (le Conseil canadien de protection des animaux (CCPA)) et sur les normes canadiennes.
- Nous rendrons des comptes sur nos progrès annuellement et nous partagerons nos expériences entre nous et avec le public.
Lucie Côté, présidente sortante de l’Association canadienne de la médecine des animaux de laboratoire et déléguée canadienne au conseil d’administration de l’European Animal Research Association, a déclaré:
« Cet accord représente une avancée majeure pour la transparence en science au Canada. Après des années de collaboration au sein de la communauté de recherche canadienne, je suis fière de le voir se concrétiser. Il reflète notre responsabilité commune d’être transparents, d’expliquer le rôle des animaux en science et de renforcer la confiance du public grâce à l’ouverture et aux données factuelles. En expliquant clairement pourquoi et comment les animaux sont utilisés, ainsi que les soins qui leur sont prodigués, nous pouvons favoriser la compréhension et la confiance du public. La science doit guider cette conversation, et nous avons la responsabilité de la mener de manière ouverte. »
Kirk Leech, directeur général de l’European Animal Research Association, a déclaré :
« L’adhésion du Canada au mouvement mondial en faveur de la transparence marque un moment véritablement historique. Au cours de la dernière décennie, nous avons vu des accords de transparence s’établir à travers l’Europe et au-delà — mais la signature d’aujourd’hui représente l’expansion la plus importante de ce mouvement à ce jour, intégrant pleinement l’une des principales nations scientifiques au monde.
Depuis plus de dix ans, EARA défend le principe selon lequel une communication ouverte et proactive sur la recherche utilisant des animaux n’est pas seulement une bonne pratique — il s’agit d’une responsabilité que la communauté scientifique a envers le public, les patients et la science elle-même. Les organisations qui signent aujourd’hui font preuve précisément de ce courage et de cet engagement.
Cet accord envoie un message fort : la science canadienne assume ses travaux, est prête à les expliquer et fait confiance au public pour s’appuyer sur les données probantes. C’est sur cette base que se construit une confiance durable du public. »
Transparence
L’importance d’une communication claire et transparente sur la recherche utilisant des animaux est de plus en plus reconnue partout dans le monde. Le mouvement vers davantage de transparence a officiellement débuté en Europe en 2014, avec la publication du Concordat on Openness on Animal Research au Royaume‑Uni, et s’est étendu à plusieurs pays de l’Union européenne ainsi qu’à d’autres régions du monde au cours de la dernière décennie. En signant cet accord, les organisations au Canada s’engagent à rendre accessible à tous une information complète et à partager de manière proactive des informations sur l’ensemble du processus, les procédures, les exigences, les besoins et limites scientifiques, les principes de remplacement, de réduction et de raffinement, ainsi que sur la supervision nationale des activités scientifiques utilisant des animaux au Canada. Cet accord marque une nouvelle étape importante dans l'expansion du mouvement mondial pour la transparence, suite à l'annonce de l'accord USARO en 2025.
L’importance d’une communication claire et transparente sur la recherche utilisant des animaux est de plus en plus reconnue partout dans le monde. Le mouvement vers davantage de transparence a officiellement débuté en Europe en 2014, avec la publication du Concordat on Openness on Animal Research au Royaume‑Uni, et s’est étendu à plusieurs pays de l’Union européenne ainsi qu’à d’autres régions du monde au cours de la dernière décennie. En signant cet accord, les organisations au Canada s’engagent à rendre accessible à tous une information complète et à partager de manière proactive des informations sur l’ensemble du processus, les procédures, les exigences, les besoins et limites scientifiques, les principes de remplacement, de réduction et de raffinement, ainsi que sur la supervision nationale des activités scientifiques utilisant des animaux au Canada. Cet accord marque une nouvelle étape importante dans l'expansion du mouvement mondial pour la transparence, suite à l'annonce de l'accord USARO en 2025.
La recherche sur les animaux est un sujet sensible et complexe qui suscite souvent de fortes émotions et peut donner lieu à des débats animés au sein de la société, des médias et du milieu politique. Cela rend d’autant plus important pour la communauté scientifique de jouer un rôle actif dans ces discussions en partageant des informations claires et exactes, ainsi qu’un contexte pertinent sur l’utilisation des animaux en recherche.
Note aux éditeurs: Pour plus d’information, veuillez contacter: Kirk Leech kleech@eara.eu, +44 7850 480520
